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Maison de cérémonie des Hommes, Tamaran avant 1925 La Maison de cérémonie des Hommes est l'habitation sacrée des hommes initiés et des esprits. Ce type d'édifice est très répandu dans les diverses cultures d'Océanie mais ceux du Moyen Sepik sont les plus élaborés du point de vue esthétique. Ces constructions, appelées tambaran, peuvent atteindre 18 mètres de hauteur. Elles sont construites au centre des villages, dans l'aire réservée aux cérémonies. En général, la Maison des Hommes a deux étages. En bas, l'espace est délimité par de grands poteaux sculptés et décorés de symboles totémiques. A chaque clan revient un espace avec son propre foyer. On y trouve également les énormes tambours à fissure, les petits tabourets et les crochets sculptés et peints, représentant des figures anthropomorphiques et servant à suspendre aux poutres les paniers d'aliments. On accède à l'étage supérieur par une échelle aux montants richement décorés. Un ou deux personnages, les jambes écartées, soutiennent les pannes faîtières. On accède à l'étage en passant sous les jambes du personnage représentant l'ancêtre féminin ou masculin qui symbolise le mythe de la transmutation entre l'être humain et le crocodile. Le deuxième niveau est lui aussi réparti entre les clans. Parfois, un espace est réservé aux initiés. A cet étage sont conservés les trésors des clans : les grandes flûtes sacrées utilisées pendant les cérémonies et les crânes des ancêtres et des ennemis qui sont exposés sur des panneaux peints ou pendus aux poutres aux crochets anthropomorphiques. La Maison des Hommes représente dans son ensemble la femme primordiale. La façade représente son visage et l'édifice son corps. De cette façon, tout ce qui appartient exclusivement aux hommes, c'est-à-dire la sphère publique, culturelle et cérémonielle, est placé dans un corps de femme. L'opposition masculine/féminine est ainsi dépassée dans une profonde intégration des deux sexes. Les objets de cérémonie ont été récoltés dans l'aire du Sepik au cours des deux premières décennies du XXe siècle par le Père Kirschbaum S.V.D. puis donnée en 1928 au Pape Pie XI. |
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